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Maëlle Fierpied, magie et fantastique dans votre bibliothèque

Un évènement, des crêpes, une conteuse. C’est dans ce cadre que j’ai eu la chance de rencontrer l’autrice Maëlle Fierpied. Quelques mots échangés, un feeling, une envie de la découvrir. Rencontre.

Maëlle Fierpied, pour les grands et les petits

Elle est peut-être déjà dans votre bibliothèque, ou dans celle de votre enfant. Maëlle Fierpied est une autrice jeunesse et une scénariste de bande dessinée ! J’avais vu passer son ouvrage J’ai suivi un nuage dans un groupe Facebook dédié aux travailleurs sociaux. Dans ce court roman est évoqué la maladie d’un parent, ici la bipolarité, et la difficulté pour un enfant à comprendre et à faire face.

maëlle fierpied

Et qui mieux que l’autrice elle-même pour se présenter ! Maëlle Fierpied a accepté de répondre à toutes mes questions !

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Crédit photo : Fotovlografic

Quel est ton ouvrage le plus ancien ?

Les Chroniques de l’Université Invisible est mon premier roman. Il a été édité chez l’École des Loisirs en 2010. Quelques années auparavant, le texte avait cependant connu une première vie sous la forme d’une trilogie qui s’appelait Existence Zéro chez un éditeur régional.

Quel livre as-tu préféré écrire ? 

Galymède. C’était mon premier roman d’héroïc-fantasy. L’histoire d’une fée blanche qui perd ses pouvoirs à force de vivre parmi les humains. C’est un récit initiatique sous forme de voyage au pays de Féerie. On y croise des elfes, des gargouilles et des mages. La narration à deux voix a une forme circulaire qui n’a pas été évidente à mettre en place.

Quel livre t’a posé le plus de difficultés ? 

J’aurais pu justement citer Galymède mais je vais plutôt citer La Fille Sans Nom (dont l’héroïne s’appelle Camille ) car, d’une part son écriture a connu plusieurs pauses et plusieurs corrections, et d’autre part ça a été assez long de lui trouver un éditeur.

Quels sont tes projets 2022 ? 

En parlant d’éditeur à trouver, je viens de terminer un gros roman fantastique de 600 pages et je lui cherche une maison.

J’ai aussi un projet BD avec une super illustratrice mais c’est le même constat : il devient très difficile de trouver un éditeur qui accepte de prendre des risques. La plupart veulent désormais des projets “clés en main”.

Et sinon, ce mois-ci, si tu achètes le magazine Manon, c’est mon histoire que tu liras : La Forêt Magique de Gwenell.

Et le mois de mai verra fleurir un J’aime Lire dont j’aurais écrit le petit roman : Le centaure et la fée des fleurs.

Qu’est-ce qui t’inspire au quotidien ? 

Mes rêves sont une grande source d’inspiration (je suis narcoleptique, plutôt que de le subir, je vois ça comme un super-pouvoir : mes périodes de sommeil paradoxal sont beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus longues que la moyenne. Je fais donc des rêves très construits et très détaillés avec de vrais décors qui réapparaissent par la suite dans mes romans.

Sinon, je suis influencée par les films, les livres, les jeux vidéos. Parfois une simple image va me raconter une histoire. Ou bien, c’est une discussion avec une amie ou juste une personne croisée dans la rue qui va faire naître une idée. 

Quel est le livre préféré de ta bibliothèque ?

Cette question est très délicate. Je suis une dévoreuse de romans doublée d’une ancienne libraire alors, des livres chéris et adorés, j’en ai pleeein ! Je vais donc esquiver élégamment cette question en te donnant plutôt le titre de mon dernier coup de cœur : Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch, premier tome de la série nommée Le dernier apprenti sorcier. C’est de l’urban-fantasy, ça se passe dans la capitale anglaise et c’est vraiment chouette à lire. J’en suis au tome trois et je me régale (avis aux orphelins de HP : foncez !).

Quel message voudrais-tu faire passer ? 

J’ai organisé un petit atelier d’écriture il y a une semaine mais j’ai dû l’annuler parce qu’il n’y avait aucun inscrit ! Cela ne m’était jamais arrivé. Je sais que c’est une période délicate remplie de guerre et de menaces virales mais la culture et le don de rêver, c’est ce qui fait de nous des êtres humains. Autorisons-nous à plonger dans l’imaginaire, donnons-nous le droit d’écrire, d’inventer et de créer. Soyons bienveillants avec nous-même.

Un petit truc à rajouter ? 

C’est le printemps des poètes alors n’hésitez pas à lire, écrire et distribuer de la poésie comme autant de bouquets de fleurs.

Retrouvez toute l’actualité de Maëlle Fierpied sur ses réseaux

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➡️ Son Instagram

Et pour (re)découvrir une autre plume, n’hésitez pas à aller lire mon article sur Anne-Sophie Vandevoorde.

Camille

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